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Malaise dans la Culture, Malaise dans l’Éducation Apprentissage et socialisation : les deux faces d’une même pièce ?

Malaise dans la Culture, Malaise dans l’Éducation

Apprentissage et socialisation : les deux faces d’une même pièce ?

 

Par Fabienne Schmitt,

secteur philosophie

 

Cet article est le fruit d’une lecture croisée de deux ouvrages différents dans leur approche qui se rejoignent pourtant dans la tentative d’enrayer ce qui est politiquement en jeu dans la confusion actuelle autour de l’éducation, du rapport aux savoirs et de la socialisation. D’un côté, le livre de René Badache : Jeux de drôles. Jeunes et société : quand le théâtre transforme la violence[1] où sont analysées des expériences de théâtre-forum. De l’autre, un ouvrage de Marilia Amorim : Raconter, démontrer,… survivre. Formes de savoirs et de discours dans la culture contemporaine[2] où sont proposées des hypothèses critiques sur les effets des différentes formes discursives sur la subjectivation, le lien social et le rapport aux savoirs.

 

Sortir de l’impasse

Dans les deux ouvrages, une même volonté de faire sortir de l’impasse cognitive, psychique, sociale et politique non seulement ceux qu’on a abandonnés à leurs stratégies de survie, qu’on a laissés au ban de la société, mais aussi tous les autres qui, à l’ère de la concurrence généralisée, sont sommés de se « débrouiller » individuellement comme ils peuvent pour trouver une place et sauver leur peau. Car finalement, la course au profit et au pouvoir est assez semblable, dans sa forme, à la survie quotidienne dans les quartiers les plus défavorisés de nos sociétés : c’est la débrouillardise et la ruse, une subjectivité flexible à toute épreuve, capable d’épouser n’importe quelle situation en se métamorphosant sans cesse, puisque ce qui compte avant tout, c’est la survie, la vitesse et l’instant (Amorim). Cette réalité a un impact profond sur les personnes. Elle crée des situations de clivage : les expériences relationnelles vécues sont si peu contenantes qu’elles ne peuvent s’inscrire dans la psyché pour soutenir la construction du sujet. Ce dernier se retire pour éviter la souffrance du tiraillement entre des référents trop antagonistes ou des injonctions paradoxales. Le corpus symbolique et les représentations internes qui soutiennent le sujet faisant défaut, les individus sont alors en proie à des pulsions d’une extrême violence qui les mènent à des passages à l’acte graves et soudains qui, faute de lieu de médiation sociale par la parole et la symbolisation (Badache), se retrouvent pour le coup « médiatisés » dans la presse à sensation à défaut de comprendre le sens de ce qui se joue là.

Tout se passe comme s’il n’y avait plus d’adultes et que les jeunes ne pouvaient plus s’inscrire dans le temps et la génération. D’où cette impression d’impuissance que ressentent parfois les éducateurs et les enseignants disant de leurs élèves : « ils nous échappent, ils nous glissent entre les mains… » Et il est surprenant que ces complaintes professorales s’entendent aussi, à quelques nuances près, dans les établissements les plus favorisés où les élèves pris dans des logiques de concurrence individuelle, s’adaptent aux exigences par pur pragmatisme et rusent pour atteindre leur objectif (les meilleures écoles). Tout se passe comme si le savoir ne faisait plus sens, comme avant… Mais avant quoi ?

Amorim et Badache ont en commun d’avoir travaillé au contact des populations les plus exposées au désespoir et à la violence. Elle a travaillé auprès d’institutions des quartiers défavorisés de Rio ; il a co-fondé la compagnie Arc-en-ciel théâtre en 1992 de théâtre-forum et intervient depuis de nombreuses années auprès des jeunes, à la demande de collectivités locales, d’établissements scolaires ou pénitentiaires et auprès d’adultes en formation continue. Tous deux sont également enseignants en sciences humaines à l’université. Leurs points de départ théoriques différents convergent pourtant dans une même direction : reconquérir le langage pour retrouver du sens. Amorim part de la psychologie sociale, de la sémiologie et de la philosophie ; Badache part de la sociologie, de la psychanalyse (Winnicott) et de sa pratique théâtrale. Tous deux aboutissent à des considérations psychologiques et politiques.

 

Formes de discours et de savoir, formes de subjectivité et de société 

Amorim donne des outils conceptuels[3] pour identifier les enjeux politiques et sociaux des différentes formes discursives et leurs implications dans le champ de l’éducation. Elle rappelle les spécificités des trois grandes formes de discours et de savoir déjà bien identifiées depuis l’Antiquité[4] qui coexistent toujours mais avec la dominance de l’une ou de l’autre selon les époques : Mythos, Logos et Métis. Chacune de ces formes discursives produit des types d’énoncés qui ont des critères de validité différents et qui convoquent la figure de l’autre de façon spécifique. Rappelons, tout d’abord, les trois formes de savoirs[5]:

– Mythos est une forme de savoir narratif qui relève de l’expressivité et qui a un fort pouvoir de créer du lien social entre les sujets. Son critère de validité est fondé sur la mémoire (est vrai pour la communauté, ce qu’elle n’oublie pas). Les énoncés de Mythos font sens pour tous dans un rapport d’altérité dialogique. Cette forme de savoir est prédominante dans les sociétés archaïques et traditionnelles.

– Logos est une forme de savoir démonstratif qui relève de l’objectivité et qui n’a pas le pouvoir de créer du lien social, dans la mesure où cela n’est pas son objet. D’ailleurs, la question du sujet ne l’intéresse pas non plus. Ce qui compte, c’est la rigueur conceptuelle de son objet, et son critère de validité est la distinction entre le vrai et le faux. Les propositions ou phrases de Logos ont une signification et leur rapport d’altérité est dialectique. C’est la forme de savoir prédominante dans la Modernité.

– Métis est une forme de savoir pratique qui relève de l’efficacité et qui n’a pas pour but de créer du lien social, dans la mesure où seule la survie des individus y est en jeu. Le discours Métis se décline sur le mode du secret ou du mensonge et son rapport d’altérité est la métamorphose. Son mode d’énonciation n’a plus rien à voir avec un énoncé qui ferait sens ni une proposition qui aurait une signification, le paradigme énonciatif de Métis est en crise permanente. C’est la forme de savoir dominante dans le néo-libéralisme.

La question de l’altérité et les critères de validité sont au cœur de l’enjeu politique. Comment faisons-nous société ? Quel Nous construisons-nous ?

 

L’altérité en question, enjeu politique

Dans la forme Mythos, l’altérité est relationnelle : je parle à tu à propos d’un il (celui ou ce dont on parle et qui n’a pas la parole) et, dans le dialogue ainsi engagé, je et tu sont alternativement destinataire et énonciateur et ils s’altèrent mutuellement, car sans cesse, je et tu ont recours à l’interprétation, ce qui produit un nouveau sens : le sens se construit donc dans le rapport à l’autre. Il faut préciser que le rapport dialogique ne se limite jamais à un ou plusieurs interlocuteurs réels, il y a une multitude de voix dans un dialogue[6]. C’est d’ailleurs ce qui rend possible l’interprétation. Ainsi, le dernier mot n’est jamais dit et le dialogue peut se prolonger à l’infini. Nous verrons plus loin comment les ateliers de théâtre-forum, en travaillant autour de la parole favorisent la symbolisation et permettent une prise de distance nécessaire pour passer de l’adhérence identitaire étouffante à une adhésion libre et ouverte à un groupe de pairs, créant un espace de possibles qui redonne vie à la conflictualité, là où tout semblait bloqué.

Dans le savoir démonstratif (Logos), l’altérité est uniquement celle de l’objet. C’est cet autre-là qui me contredit et sur lequel je bute. Il n’y a plus de tiers, plus de tu, seulement un je et un Il. Les interlocuteurs visent un idéal d’univocité et de stabilité ; ils s’adressent à ce Il, objet supposé exister indépendamment du discours produit et qui est pourtant un objet parlé plus que donné, car « le savoir scientifique est toujours prisonnier du langage  et son objet n’est jamais la chose réelle [7]», mais plutôt une construction conceptuelle. Ils l’interrogent et l’appréhendent selon une méthode commune rigoureuse et rationnelle. Le savoir démonstratif « ne s’adresse à personne en particulier et, en même temps, n’importe qui, ayant suivi le même parcours de raisonnement, doit pouvoir arriver à la même proposition. […] Les énoncés se proposent comme objectifs et impersonnels, condition préalable pour qu’ils puissent être objectables [8]». Le fait que la science soit « en construction permanente » ne change rien à cette spécificité. Ce qui importe, c’est que s’installe la scène de pensée critique qui n’a rien de naturel ni de spontané : universelle, elle est construite pour que tous et chacun puissent s’y référer ; elle constitue le Nous du savoir Logos [9].

Quant au savoir Métis ou « savoir pratique du survivant », son rapport à l’altérité est troublant : l’autre est comme évacué ou méprisé. Il s’agit de le tromper, de lui échapper, d’être invisible et hors d’atteinte. Le pacte conversationnel est rompu, il n’y a plus de confiance possible, plus d’éthique non plus ; on est dans la transgression même du principe de l’énonciation. C’est la métamorphose qui domine ; au lieu d’être altéré par l’autre comme dans le savoir narratif ou démonstratif, « Je » devient l’autre. C’est la tactique et la stratégie de survie permanente, le but visé étant la réussite, l’efficacité ou l’efficience. Cette « dilution de l’altérité »[10] a pour conséquence la disparition du Nous. Le je multiforme erre sans pouvoir se référer à aucune valeur commune à part celle de « la débrouille ». Il n’a rien à voir avec un sujet, il est juste un individu pour lequel identité et altérité font défaut.

 

Un équilibre fragile

Historiquement, dans la Grèce ancienne, les formes Métis et Logos ont permis de démocratiser et laïciser la parole. Le régime de vérité ne devait plus seulement se fonder sur le divin et l’autorité, car le Logos installe une scène de pensée critique qu’une éducation rigoureuse, attentive et exigeante peut rendre accessible à tous. L’intelligence Métis, elle, concernait les domaines de la lutte, de la guerre, de la navigation, de la chasse,… tout ce qui avait trait au combat, à la victoire et à la réussite et qui demandait des compétences tactiques, l’utilisation de la ruse et l’élaboration de stratégies… Les trois formes d’intelligence étaient en usage en même temps ; elles se modéraient mutuellement empêchant l’hégémonie de l’une sur l’autre.

Car tout est une question d’équilibre subtil : trop de Logos au détriment de Mythos risque de faire basculer dans le scientisme de type totalitaire et générer les pires abus au nom de la science, Logos ne pouvant pas produire du lien social. À l’inverse, si on donne une prédominance trop importante à Mythos, c’est l’obscurantisme et le fondamentalisme qui nous guettent ! Comment donc s’inscrire dans un récit commun, dans un Nous sans être totalement inféodé à des croyances irrationnelles ou scientistes non discutables ?

Amorim explique la mutation du lien social dans nos sociétés par « la prédominance du rapport duel dans la symptomatologie contemporaine »[11], ce qui correspond à la forme Métis. Elle fait l’hypothèse d’une autonomisation doublée d’une prédominance de la forme de savoir Métis dans les sociétés contemporaines. Elle explique que cette autonomisation affecte la société toute entière et même les autres formes de savoir, au point que celles-ci se retrouvent « utilisées » plutôt que porteuses de sens pour l’humanité : Logos au service des technosciences et Mythos pour la « consommation culturelle » et le divertissement de masse. On peut même dire – et c’est un comble ! – que la forme Métis est, elle-même, pervertie à l’instar des carnavals transformés en manifestations commerciales, vidés de leur force, dans lesquelles le peuple n’a plus vraiment sa place[12]. Et encore une fois, c’est l’appartenance à un Nous qui est impactée. Il existe bien un ordre auquel les individus se plient par soumission ou par ruse, mais c’est une coquille vide qui n’appartient plus à ceux qui l’habitent. Ce qui parle dans ce nouvel ordre, ce sont les places, les fonctions, et non les personnes. Comment remédier à cet état de fait ? Comment soigner les souffrances provoquées par une telle désorganisation sociale ?

 

Résister : reprendre la main sur la langue

Pour Amorim, cela suppose un travail sur la langue elle-même car elle est aujourd’hui confisquée : des mots sont occultés, disparaissent même, au point qu’on ne peut plus nommer certaines réalités, d’autres sont inventés pour édulcorer la réalité, la masquer, la nier[13]. Reconquérir la langue, c’est rappeler qu’elle appartient à tous, qu’elle nous construit et qu’elle est construite dans les dialogues infinis des humains, qu’elle nous relie aux autres (ceux d’aujourd’hui, mais aussi ceux d’hier et de demain) et qu’elle nous lie à la réalité. C’est pour Amorim, le premier acte de résistance. Elle débouche sur une « psychologie politique des savoirs » montrant comment lorsque la structure même des discours est touchée, la subjectivité et les savoirs s’en trouvent impactés. Il s’agit donc de reconquérir la langue pour sauver la société….

Pour pallier la désagrégation du lien social, à la source des violences et des souffrances d’aujourd’hui, nos auteurs soulignent la nécessité que les adultes assument leur rôle d’adultes, c’est-à-dire de parents et d’enseignants, afin que les jeunes puissent s’inscrire dans le fil des générations et dans l’humanité. Ils doivent le faire « en conscience », et finalement, ce positionnement responsable équivaut aujourd’hui à faire acte de résistance. Être adulte, c’est prendre au sérieux la mission de « transmettre l’humanité à notre descendance.[14]» C’est déjà politique !

 

Exister : l’importance de la symbolisation, jouer pour entrer dans la culture

Badache ne se pose surtout pas en « animateur socio-culturel » ni en « médiateur ». C’est en adulte de la cité qu’il va à la rencontre des jeunes et des moins jeunes pour partager avec eux des préoccupations qui intéressent tous les hommes : comment faire société ensemble ? Il cherche à recréer des espaces de parole qui soient contenants pour tous. Plutôt que de passer à l’acte, on met en scène les tensions, les peurs. La violence brute qui ne trouvait pas de mot pour se dire, trouve un lieu où il est permis de se risquer en sécurité. Cela crée un jeu (au sens de jouer, mais aussi de « faire bouger »). Cette mise en mot de la réalité fait sens ; cela permet une distanciation et une expérience structurante de l’altérité.

Lorsqu’il y a passage à l’acte, on joue directement dans le réel quelque chose qui devrait rester dans l’imaginaire ou dans l’inconscient : « pour passer de l’imaginaire au réel, il a manqué le symbolique, c’est-à-dire le langage, c’est-à-dire l’accès à la culture et surtout le rapport à la loi »[15].

Dans le théâtre-forum, les protagonistes peuvent changer de rôle et revisiter la tension mise en scène en cherchant ensemble des alternatives à une situation donnée. Il y a toujours un maître du jeu qui est là pour garantir la sécurité des échanges, afin que chacun puisse se risquer à explorer des positions et des sentiments inhabituels. Les saynètes représentent des situations relationnelles qui font problèmes et qui semblent mener inévitablement à une crise. Le but du jeu : trouver ensemble des issues à cette situation. La scène interpelle l’auditoire qui imagine des alternatives. Le maître du jeu invite les uns et les autres à venir essayer leur proposition de solution sur scène. Ainsi, s’élabore collectivement, mais aussi en chacun, des représentations et des ressentis différents… C’est le propre du jeu d’introduire du symbolique.

Cela implique également d’appartenir à un Nous qui s’inscrit dans une temporalité (celle de la génération). Badache explique que pour se sentir appartenir à un tout social, la société doit se doter d’une « organisation rituelle de liaison sociale », car cela permet aux membres de la communauté de vivre avec moins de violence les ruptures naturelles rencontrées au cours d’une vie d’homme (naissance, passage à l’âge adulte, deuil,…). Autrefois ces épreuves inévitables de la vie étaient ritualisées par des rites de passage qui étaient soutenants et contenants pour le sujet[16]. Aujourd’hui, « à travers leurs passages à l’acte, les jeunes pratiquent des rites inspirés du dia-bolum (ce qui sépare), faute d’être reconnus dans des rites inspirés du sym-bolum (ce qui fait lien), et qui peuvent être profanes et laïcs[17] ». Il faut donc remédier à la « carence du symbolique » qui pousse les jeunes à créer eux-mêmes leurs propres rituels.

Selon Badache, la société doit donc se doter « d’outils culturels (…) à condition qu’ils prennent la forme d’espace transitionnel ritualisé, espace de médiation publique et de négociation des tensions[18] ». Le jeu théâtral peut faire office de pratique ritualisée : « le théâtre peut être ce lieu où on produit du jeu pour retravailler ensemble le bien commun[19] (…) Il peut avoir un rôle à jouer, pour figurer symboliquement la société et ses conflits[20] », comme le faisait le theatron grec.

 

Quand Amorim parle de « Métis, Mythos et Logos », Badache répond « Réel, Imaginaire et Symbolique ». Ce que l’une travaille dans la structure des discours, l’autre le travaille du côté de la psyché dans une pratique de terrain opiniâtre et risquée, car cela met inévitablement en lumière ce qui dysfonctionne dans et entre les institutions et au creux les relations intergénérationnelles. Cette intervention dans la cité exige un engagement des parties dans la dispute et provoque une reconflictualisation politiquement nécessaire, mais pas toujours désirée par tout le monde. René Badache fait le pari de la fraternité et de l’intelligence. Ce pari ne peut pas se faire pour ou à la place des autres, il se fait nécessairement avec les autres, en s’incluant dans la relation qui nous concerne humainement. Il me semble que l’exigence indiquée par Amorim et la fraternité défendue par Badache doivent se combiner ensemble pour espérer pouvoir sortir du malaise de notre époque.

[1] René BADACHE, Jeux de drôles, jeunes et société : quand le théâtre transforme la violence, Paris, 2002, éd. La Découverte

[2] Marilia AMORIM, Raconter, démontrer, … survivre, Formes de savoir et de discours dans la culture contemporaine, Paris, 2007, éd. érès.

[3] Elle se réfère aux travaux de BENVENISTE et surtout BAKHTINE.

[4] Cf. Marcel DETIENNE et Jean-Pierre VERNANT, Maîtres de vérité dans la Grèce archaïque, Paris, 1967, Maspero   et   Les ruses de l’intelligence, La Métis des grecs, Paris, 1974, éd. Flammarion.

[5] AMORIM , op. cit. p. 59 (cf. tableaux récapitulatifs)

[6] BAKHTINE parle de « polyphonie discursive » : il y a une voix intérieure, un sub-destinataire, un sur-destinataire qui est trans-historique et trans-personnel ; toutes ces voix restent en tension  et constituent différentes adresses possible du discours (cf. aussi Yves CLOT sur Bakhtine).

[7] AMORIM, ibid. p.31-32

[8] Ibid. p. 26-29.

[9] Ibid. p.30

[10] Jean-Pierre LEBRUN, Un monde sans limite, Toulouse éd. érès, 1997, cité par AMORIM op. cit. p. 53.

[11] AMORIM, op. cit. p.57. Cf. également J.-P. Lebrun, « Des incidences de la mutation du lien social sur l’éducation », dans « L’enfant problème », Revue Le Débat, Paris, Gallimard, n°132, novembre-décembre 2004.

[12] AMORIM, ibid. p.107-110

[13] Cf. Victor KLEMPERER, LTI, la langue du IIIème Reich, éd. Albin Micgel, S.A., 1996.

[14] BADACHE, op. cit. Postface d’Yves GUERRE, p. 213.

[15] BADACHE, ibid. p.162.

[16] Ibid. p.160

[17] Ibid. p.210.

[18] Ibid. p. 211-212

[19] Ibid. p.165.

[20] Ibid. p.161

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